18/04/2005

Isolement

L’isolement m’enserre oppressant,

Le fossé  est devenu trop grand.

Condamnée à l’isolement,

Dans mon  esprit les tourments.

 

Si communiquer est fondamental,

Je ressens cette peur animale

Qui m’entraîne au repli

Dans les abîmes de la nuit.

 

Je suis cette bête blessée,

Echouée sur un rocher.

Mais cette nuit, nul écueil

N’allègera mon deuil.

 

J’ai perdu le goût de vivre,

Je ne rejoindrais pas la rive.

Je m’endors au chant du laboureur,

Le glas a sonné, il est l’heure.

 

Toi qui passe sur les limbes,

Jette un regard  sur les nimbes.

Dans la noirceur de mon esprit,

Tu verra le halo dans la nuit.

 

C’est mon âme qui me quitte,

Le navire a de la gîte.

Mon corps à présent délaissé,

Disparaît dans le fossé.

 

Du feu libérateur,je n’ai plus peur.

J’entends l’appel du laboureur.

De l’enfer, je reviendrais,

Pour hanter à jamais le palais.

 

Le vent marin un jour rapportera

Du grand  jardin là bas,

Des parfums longtemps endormis,

De ces cœurs perclus dans l’ennui.

 

 

 


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Commentaires

reviens Je ne sais la nature de ton chagrin, mais ne te décourage pas, de la noirceur de la nuit, surgit toujours une bougie. A toi d'attraper la main qui tient cette lumière. Reviens nous, je prends telllement de plaisir, dans ce monde à venir...

Écrit par : Lucie M. 54 | 18/04/2005

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