19/04/2005

Je reviens

J’ai senti le souffle des damnées,

Ces âmes errantes et enchaînées.

Entre deux mondes prisonnières,

Elles hantent mon univers.

 

Les larmes de sang ont coulé,

Des yeux de mon aimée,

A jamais je suis attristée,

De l’avoir tant peinée.

 

Elle me sait secrète,

Toujours en quête,

D’un monde idéal,

Je suis une femme fatale.

 

J’ai erré à la nuit tombée,

Des chaînes à mes pieds.

Souhaitant jamais me réveiller,

Dans ce monde oublié.

 

Mes rêves pauvres mortels,

Sont vos cauchemards,

Et chaque nuit pareille,

Je suis la reine de cet assommoir.

 

Je m’abbreuve à votre noirceur,

D’un linceul, j’habille votre peur.

Entendez vous le laboureur,

Je suis l’une de ses fleurs.

 

Mais dans un monde fantasque,

Je fais tomber les masques.

Je ne souhaite qu’une chose,

Déposer à tes pieds une rose.

 

La vie est assez cruelle,

Pour nous inonder de fiel.

A présent, viens à moi,

Pour goûer aux parfums de miel.

 

Quand vient l’aiguail de l’aube,

Je quitte mes haillons maudits,

Et à mon aimée une ode,

Au  bonheur mérité, je lui dédis.

 



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