20/04/2005

Polymnie

 

Sur le champ de bataille de ma vie,

Gisent des rêves oubliés et meurtris.

Les cadavres des mots non écrits,

Côtoient les sentiments évanouis.

 

Dans ce charnier, j’ai errée seule,

De la nausée au port du linceul.

J’avais commencé un long deuil,

 Laissant nulle âme braver mon seuil.

 

Mais nous nous sommes rencontrées,

Au hasard de quelques mots couchés.

Nos sentiments nous ont rapprochées,

Et de là est né un jardin secret.

 

Nul être ne saurait s’interposer,

Ni fouler les marches du palais.

La clef est notre trésor sacré,

Qui ne doit jamais être dévoilé.

 

Je me sens une âme féline,

Près de toi une nuit câline.

Que mes mots en toi soulignent,

L’excellence de ta vigne.

 

Je bois à la source de tes écrits,

Qui apaisent ma mélancolie.

Tu es dans mon jardin Polymnie,

Qui hante mes jours et mes nuits.

 

Je t’attends mon aimée,

Pour continuer à avancer,

Tes pas dans les miens,

Ensemble vers nos demains.






 





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Commentaires

merci Cet écrit me plait beaucoup.Merci.

Écrit par : nat | 20/04/2005

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