22/04/2005

Être une femme

Telle Marie Madeleine,
J’ai connu la haine.
Vous m’avez condamné,
A mourir de vos mains lapidée.

J’ai subi raillerie et infamie,
Et pour survivre, me suis enfuie.
J’ai parfois cru trouver l’amour,
Des hommes m’ont fait la cour.

Mais passés les premiers émois,
M’ont laissé en plein désarroi.
Ma vie est devenue un cauchemar,
Mes rêves envolés vers nulle part.

Sur moi me suis renfermée,
Mon enfant de vous protégé.
J’ai perdu mes illusions,
De connaître le grand frisson.

Aujourd’hui j’émets le souhait
De connaître enfin la paix,
D’élever seule mon enfant,
Loin de vos tourments.

Certains parleront de courage,
Conséquence des outrages.
Sur le passé, je trace un trait,
Ne plus jamais me retourner.

Plus jeune, les ailes me suis brûlée,
Les hommes ne m’ont rien épargné.
Si j’ose penser ma vie de demain,
Je regarde le monde sous-marin.

Et si un matin je me réveillais
Dans les bras mon enfant serré,
Ce serait aux marches du palais.
Devenu mon havre de paix.

Aujourd’hui je relève la tête
Pour mon enfant, je suis en quête,
J’ai trouvé la force en moi,
Et en l’avenir à nouveau j’ai foi.


01:44 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Amitié quelques mots pour vous dire que j'aurais aimé avoir écrit ce texte

Écrit par : Nathanaelle32 | 29/04/2005

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