14/05/2005

Le Temps

Le temps s’écoule et s’égraine,

Passant d’un bout à l’autre,

Dans un sablier scellé dans du bois d’ébène,

Le temps…Cet impatient apôtre,

Qui souvent tristesse m’emmène,

 

Le temps, ma canne de soutien,

Le bonheur, à moi de le saisir,

Perpétuellement la crainte qui revient,

La crainte de mourir,

La peur de mon destin,

 

Rien ne vaut la peine d’attendre,

Faut saisir la chance lorsqu’elle passe,

Mais le temps nous fait comprendre,

Que celui de l’autre coté, parfois se lasse,

Alors je m’avance la peur au ventre,

 

Le temps, parfois mon ennemi ,

A dix ans je voulais déjà être grande,

Brûler les étapes de la vie,

De mon navire je voulais être aux commandes,

Et si je coulais et bien tant pis,

 

Le temps libre passé aux rêveries,

Allongée sous un vieux chêne,

Un jour j’aurais un bon mari ,

Qui de la princesse fera sa reine,

Et en retour je lui donnerais ma vie,

 

Cette belle histoire je l’ai vécue,

Mais dans cette société de stress et de routine,

Les liens par l’absence ainsi rompus,

La reine dans son palais faisant bonne mine,

Son cœur vide de ces malentendus,

 

Comme à charge de revanche,

Le temps m’a rattrapé,

Aujourd’hui je me fais tel un ange,

Semant la graine de ce cœur blessé,

La graine du temps envolée par le vent,

 

Le temps avance toujours dans le sablier,

Impatient et fragile,

Parfois ce verre fin envie de le casser,

Pour m’enfuir sur mon imaginaire île,

Et dans mon âme me prélasser,

 

Il y aura des jours meilleurs,

Cette phrase me dégoûte,

Me donnedes hauts le cœur,

Mon âme en déroute,

Les mots je les tiens en horreur,

 

Ce n’est pas mon temps,

C’est celui de quelqu’un d’autre,

Ma chance dans l’oubli voguant,

Déposé avec soin dans une vieille pirogue,

S’éloigne au souffle du vent,

 

Et si je m’arrêtais un moment ?

Balayant le passé derrière ?

Et si je regardais droit devant ?

Oubliais ces aventures amères ?

Celui qui me le dira sera toujours le temps…

 

Un temps de doutes,

Un temps d’amour,

Dans mon sablier j’ajoute,

Le temps est un vautour,

Les gravillons de ma route,

 

Ou peut être le temps a t-il la couleur du ciel ?

C’est souvent vers là haut que je lève les yeux,

Me disant que lui est bien réel,

Et me noyer dans la finesse de son bleu,

Lui toujours sera là, ce beau Rebel,

 

Point d’aiguilles qui avancent,

Nul sait de quoi est fait demain,

Le temps est guide des romances,

Faut attendre c’est certain,

Posant ses doutes dans la balance,

 

Entre-temps on vit sa vie,

Se dire qu’il faut du temps,

Avec nos rêves un paradis,

La réalité un pas en avant,

Le sablier posé ici,

 

Mais lui de bois entouré,

Son contenu complexe à l’intérieur,

Dans ce monde ne coulera jamais,

S’épanouira comme une fleur,

Se mettra à l’imparfait,

Caressé par les rumeurs… 



22:36 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je te reconnais Là, tu es vraiment toi, je t'aime, c'est fort, bravo...

Écrit par : Nathanaelle32 | 14/05/2005

le doute Le doute, une goutte qui s'écoule sur la peau, brûle parfois.
Le baume, lever les yeux, parfois accepter une main, pour traverser le temps et nager vers demain. Vous vous êtes surpassée et enfin révélée...

Écrit par : Chris764 | 14/05/2005

Les commentaires sont fermés.