16/05/2005

Ensemble

Ce texte a été écrit à deux pour nous, pour vous…

 

Une femme bien seule en ce mois de janvier,

Les arbres ayant perdu leurs feuilles,

Recouvrant d’un tapis les petits sentiers,

De son âme brumeuse elle s’endeuille,

 

De sa vie faisant un tracé,

Aux yeux des autres elle est gracieuse,

S’apercevant qu’elle s’est trop donnée,

Dans son cœur un peu envieuse,

Une envie de liberté,

 

Emprise de son rôle commis d’office,

Au point même de s’oublier,

Portant sur ses mains tel un édifice,

Son dévouement à l’être aimé,

 

Des idées dans sa tête bien figées,

Dans son cœur des rêves de jeunesse,

Emportés dans son jardin secret,

Signe pour elle d’ultime sagesse,

 

Elle se dit qu’elle est unique,

Elle se dit qu’elle est peut être dérangée?

D’avoir des pensées si peu pudiques,

Le traînant derrière elle comme un boulet,

 

La porte ouverte entre deux mondes,

Elle se noie dans sa nature profonde.

Elle nage aux yeux du monde

Dans des eaux que le bonheur inonde.

 

La nature lui a donné quelques charmes,

Et sur son visage point de larmes.

Sa famille ne connaît pas les drames,

Son avenir se dessine en parfaite  trame.

 

La vie pour elle est un défi perpétuel,

Les échecs une expérience nouvelle.

Ses enfants à ses yeux des merveilles

Mais son attitude peu maternelle.

 

Elle joue les métamorphoses,

Se complaît dans la prose.

Mais aux épines des roses,

Se blesse à en devenir morose.

 

Elle apparaît tantôt comme un chêne,

Et semble tenir fermement les rennes.

Son cœur cependant est en peine,

Ses sens éveillés par la haine.

 

Sa nature généreuse exacerbée,

La conduit tel un roseau à se plier.

Lasse d'un monde de naufragés,

Elle souhaite parfois trépasser.

 

Son esprit semble incohérent,

Elle s'inflige des tourments

Dans un univers de dément

Une seule place pour les battants.

 

Elle voudrait poser ses valises,

Profiter des siens à sa guise.

Mais de liberté tant éprise

Elle préfère gérer les crises.

 

Elle est une épouse épanouie,

Comblée d'amour par son mari.

Ses enfants sourient à la vie,

Elle a pourtant le cœur meurtri.

 

Elle pense devenir folle,

Son chemin sans boussole.

La mélancolie comme une colle

Elle n'assume plus le rôle.

 

Elle cherche une nouvelle porte,

En secret, sans cohorte.

Elle voudrait être morte

Rien d'autre qu'une fausse note.

 

Elle découvre sur la toile une inconnue,

Qui semble dans ce monde perdue

Prête à mettre son cœur à nu

Elle lui apparaît comme un ange déchu.

 

Ses souffrances, elle les comprend,

Perçoit la nature de ses tourments.

Elle sait que de la vie elle attend,

Les signes pour des choix déterminants.

 

Elle la considère comme une sœur,

Et demain souhaite guérir ses peurs.

Pour avancer face à l'adversité,

Elle élabore les plans d'un palais.

 

Par l'écriture, elle valorise son âme,

Prend conscience d'être une femme.

Au fond du tunnel une flamme,

Elle s'accroche à cette rame.

 

D'un château de sable imaginé,

Elle a construit un palais,

Où chacune aime se reposer

Pour goûter au fruit de l'amitié.

 

Une nouvelle étoile est née,

Dans la nuit s'est mise à briller,

Que chacun le doigt pointé,

Découvre l'astre de mes pensées.

 

J'ai rêvé un monde de fée,

Possédant le don d'ubiquité.

Une femme, deux personnalités

Régnant dans un paradis oublié.

 

Cette histoire ne peut être belle,

Que dans un monde virtuel.

Ramener cette fleur au monde réel

La détruirait comme nous ma belle.


21:10 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Symbiose Beauté du geste que je salue une fois de plus, bravo à toutes les deux. Le style se confond, fusionne, j'adore...

Écrit par : Lucie M. 54 | 16/05/2005

Q'une Nous l'avion révées et écrits tout au début...te souviens tu?J'aime beaucoup ce nous mon amie.

Écrit par : nat | 17/05/2005

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