20/05/2005

Mon rêve

Je fais souvent ce rêve

Mes nuits point de trêve,

L’impression d’être passée,

A côté d’un trésor caché.

 

Se réveiller emplie d’un mal être,

Aux siens, ne rien laisser paraître,

Mais toute la journée à l’esprit,

Le sentiment d’avoir gâché sa vie.

 

La mer nettoie les larmes,

Le temps assouplit les drames.

Mais au fond de son cœur,

La somme de toutes les peurs.

 

Peur de ne pas arriver,

A tenir son rôle en société.

Peur de ne pas savoir aimer,

Et du passé, le chagrin accumulé.

 

Il ne s’agit pas de doute,

Plutôt du supplice de la goutte.
A chaque seconde être sûre,

Que nul plaisir ne dure.

 

Sentir que tous les choix,

Faits avec conviction parfois,

N’ont conduit qu’à m’enfermer

Dans une prison aux barreaux dorés.

 

En conscience, j’ai décidé ma vie,

Nul en ce monde ne m’a trahi.

Seul mon jugement sur le fil altéré,

Me fait regretter certaines décisions,

Acceptation d’un état de soumission.

 

Je suis cette poupée désarticulée,

Au fond d’un placard oubliée.

Avec le diable, j’ai joué,

Mon cœur meurtri, mon âme abandonnée.

 

Je suis un cauchemar vivant,

Une femme entourée d’un mystère pesant.

J’hante le sommeil de vos nuits,

Et crache sur le berceau de la vie.

 

Je choisis d’être la fille du laboureur.

La vie, vos richesses de simples leurres.

Je m’apprête à moissonner vos peurs,

La cloche a sonné, il est l’heure.

Le temps du désastre est venu.

Le ciel et la mer réclament leur dû.

Pour ce monde aucun salut.

Pour toi ma sœur, je t’ai reconnue.

 

Une simple rose à ta porte déposée,

Le jugement tombé, tu seras épargnée.

Les roues de la charrette crissent sur le chemin,

Sentez s’approcher l’ombre du destin.

 

Egocentrisme et indifférence,

Du ciel, une pluie de souffrances

Viendront laver les péchés,

La fille de l’Hankou, unique messager.





22:40 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Stephen King C'est le début d'un film, j'aime bien le scénario, racontez nous la suite...

Écrit par : Fabrice | 20/05/2005

découverte de ton blog j'ai hissé la voile vers le large. Une mer pleine de mots qui m'ont fait tanguer. A bientôt

Écrit par : b.i | 21/05/2005

Ton rayon de lumière Cette simple rose je l'ai ramassée,
Je suis aussi cette femme,
Ton odeur sur les pétales je m'en suis abreuvée,
De ton radeau je serais les rames,
Pour te guider sur tes raisons d'exister,
De tes désirs aux féminin je serais ton âme,
Je suis avec toi dans cette cage dorée,
Dans ta noirceur étant ta flamme,
Car cette femme tu l'as épargnée,

Continue a cultiver ta propre peur,
Mon amie de l'autre coté,
Plonge toi dans cette noirceur,
Car tes mots sont tellement vrais,
Je suis cette femme,je suis ta soeur,
Messager d'amour,messager de paix,
Mes ailes autour de toi,mon coeur contre ton coeur.

Écrit par : L'ange blanc | 21/05/2005

Les commentaires sont fermés.