21/05/2005

Condamnée

J’avais imaginé un palais

Un monde paisible et secret,

Je survolais ce décor rêvé,

Et de son parfum m’ennivrait.

 

Mes peurs latentes et lancinantes

Leurs peines apparentes et déchirantes

D’un mouvement  d’ailes compendieux,

L’ordinaire devenait prodigieux.

 

Je me suis rassasiée des saveurs,

L’exotisme des ébats, la sueur.

Le plaisir des sens réveillé

Après l’abstinence, la volupté.

 

Je m’éloignais parfois,

Mon esprit en désarroi

Mais l’onguent de la prose

M’offrait une agréable pause.

 

Les fonds marins et rocailleux,

Ont béni des instants fabuleux

J’ai connu des sensations folles

L’amour rapprochant les pôles.

 

Des écrits ma sœur si purs,

Eclairant les salles obscures

D’une bonté altruiste et généreuse,

Tu as semé des graines plantureuses.

 

En ce monde bâti en hommage,

Aux hommes et femmes sans âge

Qui souhaitent tourner la page

J’offre ce soir mon étonnant plumage.

 

Je me condamne à ne plus voler,

Lie mes poings et mes pieds.

J’errerais demain près du rivage

Hantant le silence des marécages.

 

 

 




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Commentaires

Un matin Si tu étais cette plage,
J'apparaitrais tel un mirage
Sur ton sable je dessinerais
Des mots d'amour pour Dolphinée
Je caresserais le rivage d'écume,
Me ferais plus légère qu'une plume.
Tu oublierais tous tes chagrins,
Je te lèverais le voile un matin
Sur un avenir, un nouveau destin
Le passé balayé par l'air salin.

Écrit par : N. | 22/05/2005

... Et moi passant par là,
Toujours le sourire dans l'âme,
Devinerais ces mots venant de toi,
De leur beauté ma joie qui plane,
En cette auteur j'aurais la foie,

De ce monde est né mon courage,
J'ai à nouveau envie de croire,
Il m'a appris que pour le bonheur il n'y a pas d'âge,
Pour moi à sonnée enfin l'heure de gloire,
Que dans cette abysse une place pour les sages,

Les proses ici déposées,
Dans ma tête l'image d'une femme,
Mon coeur guéri jadis ébréché,
Nul personne mais le passé je blâme,
A présent je suis métamorphosée,

Un matin frolant les rochers,
Caressant mon corps de la douceur des algues,
M'ennivrant de l'air iodé,
Avec les vagues je danserais des walses,
Et entrer dans l'avenir l'âme en paix,

Je traverserais ce mirage,
Oui,même si je n'y vois pas,
De mon passé je tournerais les pages,
Car je sais que tu est là,

Cet être errant dans ce paradis crée,
Ce bel animal aux yeux de jade,
S'appèlera Dolphinée,
Venez ici lorsque le coeur est malade,
La force des mots saura vous apaiser...

Écrit par : Dolphinée | 22/05/2005

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