26/05/2005

Emportés,

Un vaisseau entre dans la brume,                                              
Aucun souffle de vent                     
A la surface point d'écume
La porte d'un monde de déments.

Des voix se font entendre
Elles viennent des méandres
D'un esprit tourmenté et ailé
L'entendez vous s'approcher?

Se tenant sur le pont du navire,
Le visage de l'ange noir tourné vers la mer houleuse,
Le voyant posté là, mon cœur chavire,
De mystère entouré il me rend songeuse,

La brume s’est à présent dissipée,
Une femme aux cheveux longs
Lève un glaive pointé vers l'horizon.
Tel l'éperon de ce navire envoûté.

Elle ouvre ses lèvres parfumées
Et de sa poitrine en proue gonflée
Elle dispense un souffle bienfaiteur
Qui guérit le chagrin des cœurs.

Lève les yeux vers le mat de misaine.
Et tu verras se gonfler les voiles.
Nous sommes prisonniers de sa toile
Galériens soulagés de nos peines.

 

Rien n'est plus beau,
Que d'apaiser les cœurs perdus,
Par la pose de simples mots,
Et dans ce monde ainsi lus,



De leur lecture je trouve le repos,
De leur sens je me fais plus forte,
Pour les simples une idée de sots,
Pour les anges ouvrant des portes


Le vaisseau a fière allure
Son étrave fendant l'écume
Il semble doté d'une telle armure
Mais il a besoin d'une voix dans la hune


Pour ne pas perdre le nord.
Un seul plaisir lorsque je m'endors,
De savoir qu'un ange veille sur l'or
Le trésor d'un monde béni des cieux
Envoûtant parfois, souvent audacieux


Le vaisseau continue sa route
Et dans nos cœurs plus de doutes.
Lancé comme tant de chevaux fougueux,
Les voiles claquent au vent des dieux.
Le cap est maintenu, la mer se blesse

 


Sous la quille effilée et  vengeresse
Nos esprits emplis d'allégresse
Dévotion à cette âme pécheresse.
Il est si bon de s'abandonner
Et de vivre en se laissant guider
Ange noir ou étoile du berger
Trace dans la nuit, ce destin éclairé.


 

Lorsque le crépuscule se dissipe dans l'océan
Que les esprits sont abandonnés sans vent
Il leur reste l'image d'un ange transcendant
Un battement d'ailes dans le soleil couchant.

 

Mon rêve, le grand bleu,
Dans son âme Dolphinée,
Comme des pièces immergées, gardienne de mille voeux,
Parmis eux un en particulier, ce monde par ma soeur créé...

 


07:59 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

proposition Lorsque le crépuscule se dissipe dans l'océan
Que les esprits sont abandonnés sans vent
Il leur reste l'image d'un ange transcendant
Un battement d'ailes dans le soleil couchant.

Écrit par : Lucie M.54 | 26/05/2005

belle Ma belle tu m'ensorcelles
La mer toujours plus belle
Grâce à tes mots sans pareil
Tu m'éblouis comme un soleil

Écrit par : Nathanaelle32 | 26/05/2005

Pour Lucie De nouveau parmi nous... C'est avec plaisir que nous vous accueillons, vos vers sont plaisants, l'ange blanc qui a publié ce merveilleux texte, saura l'apprécier à sa juste valeur. Pour moi, si vous avez éprouvé du plaisir en les déposant ici, celà me suffit. Merci à vous

Écrit par : Nathanaelle32 | 26/05/2005

Suite? Mon rêve, le grand bleu,
Dans son âme Dolphinée,
Comme des pièces immergées, gardienne de mille voeux,
Parmis eux un en particulier, ce monde par ma soeur crée...

Écrit par : Nat | 27/05/2005

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