23/08/2005

Calme blanc

Longtemps au hasard, j’ai erré,

Dans les dédales de mes pensées.

J’ai pleuré sur la pierre ma misère,

Refusant l’amour, pour une vie austère.

 

Je me suis fatiguée d’offrir une image,

Celle d’une femme épanouie et sage.

J’ai souhaité vivre un rôle en secret,

Mon âme à nu, mon corps déshabillé.

 

Je demande pardon à celle que j’ai blessée,

Par mon silence et mon absence injustifiés.

Je suis seule responsable du mal qui me ronge,

Désirs inassouvis, je suis l’esclave des songes.

 

Je suis la victime d’une dualité non assumée,

Capitaine d’un voilier qui renonce à naviguer.

Des souvenirs de voyages, de plages dorées,

Une coque enchaînée à une ancre rouillée.

 

J’ai goûté la liberté, ivresse des profondeurs,

J’y ai brûlé mes ailes, sans aucune rancœur.

Je suis à présent la servante de ces lieux,

Objet soumis aux caprices des dieux.

 

Toi ma sœur, ma muse fidèle, mon aimée,

Tu es la gardienne de ma face cachée.

Ce soir, je m’enferme dans la cité endormie,

J’attendrais le corps nu et alangui.



18:20 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Tu as la clé... Trés trés belles paroles qui me vont droit au coeur.Sache que je serais toujours la pour toi.Jamais rien n'est perdu,tu as la clé,perdue quelque part mais tu vas la retrouver.La clé de la sérénité qui te mènera un jour vers la lumière.

Écrit par : Nat | 23/08/2005

Face cachée Cette dualité n'est pas une maladie, chaque être la renferme en son sein. A vous de trouver le juste équilibre ou de faire pencher la balance.

Écrit par : Chris 764 | 24/08/2005

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