30/10/2005

Calypso

Elle est isolée des autres dieux et des hommes,

Et ne voit jamais ni les uns ni les autres.

Elle a bâti un rêve et lui donne à présent formes,

Un vaisseau pour deux âmes, les nôtres.

 

Les parfums se sont exhalés des murs de pierres,

Et de la voix de Calypso, s’élance un chant libertaire.

Des fleurs de sel se sont déposées à mes pieds,

Et je célèbre la blancheur de ton âme raffinée.

 

Des nymphes lèvent au vent des bannières de satin,

Je m’y plonge toute entière, comme un dauphin.

Le ciel nuageux, fait tomber une pluie de rimes,

Qui me fait regarder au delà des plus hautes cimes…



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Pasithoé


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Océan d’automne,

A la tombée du crépuscule parsemé de milles feuilles,

La ou le rêve commence et jamais ne fini,

Sur le mourrant de la plage le printemps s’endeuille,

Pour faire place à l’automne, tintant sa robe en gris,

 

La mer recouvrant un peu plus la plage,

Les vagues léchant la brume des pêcheurs,

Effaçant de quelques amoureux dans le sable les messages,

Transformant l’écume en jaunâtre rumeur,

 

De ses pas de géants et pas farouche,

Le vent marin se fait présent,

Soufflant des injures à grande  bouche,

L’océan se comporte en un fou dément,

 

A l’aube de cette nouvelle saison,

Les lieux remplis de mélancolie des souvenirs malmenés,

Tempérées d’un tapis de feuilles mortes et marrons,

L’envolée des secrets jadis partagés,

 

La mouette rieuse vient s’y aventurer,

Cherchant comme une dingue sa raison de vivre,

Vivre de ce que la mer lui à apportée,

Parée de sa robe blanche l’éternelle LIBRE,

 

Non, rien ne viendras déranger  ce morphisme,

Comme l’amour à un cœur,

L’automne est le renouveau de tout organisme,

Que l’hiver attends tel un chasseur,

 

Mais jamais l’océan s’endort,

Il bercera nos âmes sans répit,

Toujours encore et encore,

Pour garder l’espoir en vie…

 

 


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20/10/2005

Le masque

Le lecteur qui croit lire dans mon âme,

Ne me voit pas comme une femme.

Peut être une enfant en mal d’affection,

Mon cœur livré à cette effraction.

L’espace de liberté, de ce palais,

Me permet de garder le secret.

Je reste à travers ces vers masquée,

Contenu toujours empreint de dualité.

Je m’allonge sur la plage bienveillante,

Les vagues contre mon corps apaisantes.

Le soleil que j’avais invité à revenir,

Me lèche les paupières prêtes à s’ouvrir.

Ce soir, j’attendrais dans la nuit noire,

Le souffle du vent chargé d’espoirs.

Et des cris d’amour d’un coquillage,

S’élèveront symboles d’un autre âge.

21:10 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Nouvelle vie

Le vent a changé, mes yeux grands ouverts.

Plus jamais, mon âme ne restera solitaire.

Je suis passé près de cette femme inaperçue,

Et perdue dans ses pensées, elle n’en a rien su.

Ma vie dans ce palais garde tous ses secrets,

Les couloirs sont témoins de mes pensées.

Enfant, je rêvais de quitter la terre nourricière,

Pour m’envoler à bord d’une montgolfière.

Eprise de liberté, je ne suis jamais rassasiée,

Victime d’une terrible et croissante anxiété.

Après avoir sombré dans un monde oublié,

Je renais grâce à l’amour de mon aimé.

Mère à la mémoire effacée honteusement,

Je m’épanouis auprès de mes deux enfants.

Le monde de l’oubli, dans mon cœur enfui,

J’ouvre les yeux sur cette nouvelle vie.

Merci à toi de ne pas m’avoir suivie,

Dans ma mortelle et noire frénésie.

20:49 Écrit par baiser virtuel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Petite Nymphe,

Petite nymphe toute jolie,

Née sous une fade étoile,

Ta maman de toi n’avait point envie,

Après ta naissance, elle a mis les voiles,

 

Devenue petite nymphe de l’état,

Réduite à un numéro de dossier,

L’amour parental jamais tu connaîtra,

A la souffrance tu es damnée,

 

Petite nymphe si fragile,

Ta différence et toi dans l’oublie,

Des souvenirs à ce jour gravés dans l’argile,

Le poids de ton mal-être aujourd’hui,

 

Petite nymphe devenue maman,

Marquée par une vie sans amour,

Ses enfants, des étoiles, offrande du firmament,

Qu’elle inonde de bonheur chaque jour,

 

Petite nymphe femme-enfant,

De ton sourire éclat doré,

Fait rêver ton prince charmant,

Afin qu’il cueille de ta pétale la douce rosée,

 

Mais que devient elle dans son rôle de FEMME ?

Et bien, elle ne passe plus inaperçu…

Chaque homme en manque de tendresse la proclame,

Et celui ne voyant pas dans son cœur, à elle ne viendras plus,

 

Toute la tendresse du jeu d’amour imprégné,

Ses baisers profonds, ses caresses ensorcellent,

Deux corps repus enlacés,

Témoin d’une nuit étincelle,

 

Dans son cœur de nymphe à présent plus de vide,

Allongée sur le sable fin d’une plage,

Sur les lèvres un nom murmuré sans âge,

Sirène d’écume, parfois ange déchu…

Ce nom est,…OCEANIDE.



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19/10/2005

La quête

Hier, dans le ciel de ta vie, une ombre est passée,

Mon corps, de déplaisants frissons s’est animé.

Aujourd’hui, je rêve d’un ciel sans nuage,

D’une famille comblée d’heureux présages.

L’avenir ne se bâtit pas avec des mots,

Mais le passé est rempli de maux.

La clef est là entre tes mains serrées,

La porte reste cependant à trouver.

Celle qui te ramènera dans des eaux plus calmes,

Vers une plage crée pour le repos des âmes.

Je t’accompagnerais dans cette quête lointaine,

Pour que tes pensées restent toujours sereines.



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